Hier, je me suis dépêchée de profiter des derniers rayons du soleil. J'ai mis mon bonnet, mes gants, une grosse écharpe. Mais je n'avais pas vraiment froid. J'avais même tellement chaud au coeur, seule dans cette forêt que je commence à connaître et à aimer.
J'ai pris un chemin inconnu, un peu sombre. J'ai ressenti ce frisson qui m'avait accompagné dans ma descente sur Obwald cet été. J'ai écouté au plus profond de moi pour me rassurer. Et je suis arrivée dans une belle clairière ensoleillée. Pour moi, c'est un signe.
Je crois que je suis faite pour marcher encore.
Seule avec moi-même, dans le silence des forêts et des pierres. Je ne me suis jamais sentie si bien que cet été, quand je suis arrivée en haut du Glaubenbielen, les larmes aux joues. Alors si je réussis mon diplôme l'été prochain, je ferai un bout de la route des cols alpins. En solo. Enfin, non... Avec mon fidèle Mammut!