Usine à Gaz: usine à bonheur?

Ce que c'était beau de voir tes yeux briller à ce concert, ce que c'était beau de voir qu'on était réunies par ces voix, ces paroles, ces bulles d'évasion, d'émotion. Mais nous sommes aussi liées par nos coeurs qui ont tous les deux vibré pour un de ces musiciens de l'arrière-scène. Je sais que comme moi, tu n'entends parfois plus rien d'autre que ces rythmes qui ont tant à raconter. Je sais la douleur. Je sais les mots où l'on se retrouve, les mélodies qui disent nos profondeurs. Je sais aussi que Marc Aymon nous fait oublier cette gravité, et nous laisse plein de papillons au creux du ventre. Il est doué, ce jeune...

Je suis heureuse de vivre ces instants avec toi Marion. J'espère qu'on ira encore souvent jouer les Astronautes nous deux, ou les Pingouins...
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# Posté le lundi 26 novembre 2007 04:40

HEUREUSE bis et re-bis

Ce que je vis avec mon boulot est magnifique, formidable... Faut que j'arrête de sourire...Et puis non, je suis dans mon élément, je touche à ce qui me passionne, laissez-moi rayonner. Enfin.
Des rencontres, des troupeaux, des ambiances, des défis... Que du bonheur!

Demain, le Jura. Formation continue: "l'aromathérapie et la phytothérapie en médecine vétérinaire".
Connaître autre chose. Pouvoir transmettre. Ne rien forcer. Conseiller. Passionner. A mon tour.

# Posté le mercredi 14 novembre 2007 15:10

Expo Canton de Pontarlier (F) 13 octobre

Expo Canton de Pontarlier (F) 13 octobre
Eh ouais, des vaches, toujours des vaches sur mon blog... Normal, c'est ma passion, c'est ma vie, ce qui fait que chaque matin, je me lève, j'y crois. Même si je râle un peu parce que j'ai aussi de la chimie, des maths, de l'informatique... Je n'en oublie pas la chance que j'ai d'avoir trouvé ma voie et de pouvoir la suivre. Je vais encore en baver, mais je n'ai pas peur. Je n'ai plus peur. Je m'accroche, je bosse, je cherche, je fouine, je questionne. Je suis fatiguée, mais mon coeur me tient; il me murmure que oui, c'était bien ici, à Zollikofen, Zimmer 224, que je devais atterrir.

# Posté le mercredi 31 octobre 2007 17:51

Modifié le vendredi 13 juin 2008 10:55

Peux pas le croire...

Suis ulcérée, catastrophée, médusée... Quel est donc ce virage que l'on fait prendre à notre pays? Virage à droite certes, mais qui nous enverra tôt ou tard dans le fossé. Hier soir, au TJ français, un reportage sur nos élections, dépeignant l'UDC comme la dangereuse puissance ascendante...
J'ai honte, tellement honte de voir que c'est une droite de la terreur, de la répression, de l'exclusion, qui gagne ce soir. J'ai honte de voir que cette même droite balaie notre tradition humaniste, celle qui fait (je ne peux me résoudre à écrire "faisait") de la Suisse un Etat de droit, un Etat de l'homme. J'ai honte de voir qu'elle a réussi à s'immiscer dans les esprits populaires, en appliquant scrupuleusement le principe "diviser pour mieux régner".
J'ai honte, mais je veux croire que nous n'allons pas baisser les bras, et que nous n'allons pas à l'avenir nous tromper de berger!

# Posté le dimanche 21 octobre 2007 11:58

Bauernkalender 2008: qu'en dire?

Comme chaque année, je guette la sortie du Bauernkalender (www.bauernkalender.ch), non pas, comme mes collègues, dans le but de se rincer l'oeil, mais avec un regard critique sur ledit calendrier, regard de femme mais surtout d'agricultrice.
Je m'étais moi-même lancé le défi de poser ma candidature; après tout, une paysanne, et pourquoi pas moi, peut être attirante et soignée. Puis les calendriers se sont succédés, avec des images de moins en moins naturelles, à la limite du vulgaire et du bon goût (limite qui, meiner Meinung nach, a été largement franchie cette année!). Engagée sur de nombreux fronts, parfois relativement sérieux, je ne me voyais du coup pas franchement poser nue, lascive, sur un tracteur...
Ensuite, les portaits des jeunes femmes photographiées me font sourire; elles aident leur copain à la ferme, donnent le biberon aux veaux, mais sont à la base employées de commerce ou prof d'aérobic... Où est la vraie paysanne? On ne la verra jamais se pavanner en string sur du papier glacé, pas qu'elle n'en soit pas capable, non, mais plutôt qu'elle a l'humilité de travailler dans l'ombre. La vraie paysanne n'a pas le temps de courir les castings, car l'exploitation la réclame; les enfants, les bêtes, les cultures, le mari à remplacer, la compta à boucler, les marchés à préparer parfois... La fatigue, les traits tirés, le peu de temps à soi... Les heures de sommeil saccagées par les vêlages qui se compliquent, par les finances qui torturent... Ce sont ces sacrifices-là qui mériteraient d'être glorifiés, ceux-là mêmes qui nous façonnent ce corps tonique dont nous sommes fières. Où sont-ils les muscles des filles du Bauernkalender, façonnés par les sacs de 50 kg, les marques des barbelés sur une peau fragile, les brûlures du feu qu'on allume l'hiver quand toute la maisonnée est encore endormie, les coups de soleil que l'on prend en tracteur l'été? Rien de tout cela: du lisse, du parfait, du clinquant. La réelle beauté encore une fois mise à mal.

Une vraie paysanne doit souvent faire sa place dans le milieu, et ce n'est pas à coup de mini-jupes qu'elle y arrivera, mais par son travail, sa volonté et sa capacité de consensus.

Aussi jolies soient-elles, les filles du Bauernkalender ne portent pas les stigmates de tant de luttes et font oublier les réalités de la vie d'une exploitante agricole, quotidien peut-être pas très glamour mais ô combien épanouissant...

A nous, la relève, d'allier charme et efficacité à l'avenir pour redorer enfin le blason des paysannes...!

# Posté le jeudi 11 octobre 2007 12:56